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IL TEMPO RITROVATO


(M. de Charlus) Or chez lui le plaisir n’allait pas sans une certaine idée cruelle dont je ne savais pas encore à ce moment-là toute la force ; l’homme qu’il aimait lui apparaissait comme un délicieux bourreau. Il eût cru, en prenant parti contre les Allemands, agir comme il n’agissait que dans les heures de volupté, c’est-à-dire en sens contraire de sa nature pitoyable, c’est-à-dire enflammé pour le mal séduisant, et écrasant la vertueuse laideur. (AD) (...) Sans doute les paroles que me disait M. de Charlus à l’égard de Morel témoignaient combien l’amour - et il fallait que celui du baron fût bien persistant  - rend (en même temps que plus imaginatif et plus susceptible) plus crédule et moins fier (TR)

Certes je connaissais cette naïve ou feinte crédulité des gens qui aiment quelqu’un, ou simplement ne sont pas reçus chez quelqu’un, et imputent à ce quelqu’un un désir qu’il n’a pourtant pas manifesté, malgré des sollicitations fastidieuses. (TR)

L’horreur que les grands ont pour les snobs qui veulent à toute force se lier avec eux, l’homme viril l’a pour l’inverti, la femme pour tout homme trop amoureux. (TR)

Rien n’est plus limité que le plaisir et le vice. On peut vraiment, dans ce sens-là, en changeant le sens de l’expression, dire qu’on tourne toujours dans le même cercle vicieux (TR)

Mais quelque vice, et le plus grand de tous, le manque de volonté qui empêche de résister à aucun ... (TR)


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