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Elle
(Françoise)
exhibait son chagrin et ne prenait un visage sec en détournant
la tête
que lorsque malgré moi je laissais voir le mien, qu’elle
voulait avoir l’air de ne pas avoir vu. Car comme beaucoup
de personnes nerveuses la nervosité des autres, trop
semblable sans doute à la sienne, l’horripilait. (TR)
(...) Et les yeux de Françoise
se remplissaient des larmes, mais à travers lesquelles perçait
la curiosité cruelle de la paysanne. (TR)
Durant
le trajet en chemin de fer que je fis pour rentrer enfin à
Paris, la pensée de mon absence de dons littéraires, que
j’avais cru découvrir jadis du côtè
de Guermantes, que j’avais reconnue avec plus de tristesse
encore dans mes promenades quotidiennes avec Gilberte avant
de rentrer dîner
... et qu’à la veille de quitter cette propriété j’avais
à peu près identifiée, en lisant quelques pages du
journal des Goncourt, à la vanité, au mensonge de la littérature,
cette pensée, moins douloureuse peut-être,
plus morne encore, si je lui donnais comme objet non une
infirmité à moi particulière, mais l’inexistence de
l’idéal auquel j’avais cru, cette pensée qui ne m’était
pas depuis bien longtemps revenue à l’esprit, me frappa
de nouveau et avec une force plus lamentable que jamais. ...
“ ...Si j’ai jamais pu me croire poète, je sais
maintenant que je ne le suis pas. Peut-être
dans la nouvelle partie de ma vie, si desséchée, qui s’ouvre,
les hommes pourraient-ils m’inspirer ce que ne me dit plus
la nature. Mais les années où j’aurais peut-être
été capable de la chanter ne reviendront jamais”. Mais
en me donnant cette consolation d’une observation humaine
possible venant prendre la place d’une inspiration
impossible, je savais que je cherchais seulement à me
donner une consolation, et que je savais moi-même
sans valeur. (TR)
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