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(…)
“j’avoue qu’il m’a été cruel de vous confesser ce
que je pense de certains officiers, peu nombreux
heureusement, mais c’est un soulagement pour moi de ne
plus avoir à me tenir loin de vous et surtout que vous
sentiez bien que si j’avais pu être dans d’autres
sentiments, c’est que je n’avais pas un doute sur le
bien-fondé du jugement rendu. Dès que j’en eus un, je ne
pouvais plus désirer qu’une chose, la réparation de l’erreur”
(Swann à l’auteur, à propos de la conversation eue avec
le Prince de Guermantes et son anti-dreyfusisme). Je vous
avue que ces paroles du prince de Guermantes m’ont profondément
ému. Si vous le connaissiez comme moi, si vous saviez d’où
il a fallu qu’il revienne pour en arriver là, vous auriez
de l’admiration pour lui et il en mérite … En réalité,
nous découvrons toujours après coup que nos adversaires
avaient une raison d’être du parti où ils sont et qui ne
tient pas à ce qu’il peut y avoir de juste dans ce parti,
et que ceux qui pensent comme nous, c’est que
l’intelligence, si leur nature morale est trop basse pour
être invoquée, ou leur droiture, si leur pénétration est
faible, les y a contraints (SG)
Je
n’aimais plus Gilberte. Elle était pour moi comme une
morte qu’on a longtemps pleurée, puis l’oubli est venu,
et si elle ressuscitait, elle ne pourrait plus s’insérer
dans une vie qui n’est plus faite pour elle. Je n’avais
plus envie de la voir, ni même cette envie de lui montrer
que je ne tenais pas à la voir et que chaque jour, quand je
l’aimais, je me promettais de lui témoigner quand je ne
l’aimerais plus (SG)
(…)
elle (Mme de Guermantes) prouva indirectement que celle-ci
possédait à fond les maximes qui doivent guider dans sa
carrière une grande élégante, laquelle, dans le moment même
où sa plus merveilleuse toilette excite, à coté de l’admiration,
l’envie, doit savoir traverser tout un escalier pour la désarmer
(SG)
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