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Elle
(Mme de Villeparisis) avait avec ses parents princiers, pas
plus qu’avec M. de Norpois, aucune de ces amabilités
qu’elle avait avec l’historien, avec Cottard, avec Bloch,
avec moi, et ils semblaient n’avoir pour elle d’autre
intérêt que de les offrir en pâture à notre curiosité.
C’est qu’elle savait qu’elle n’avait pas à se gêner
avec des gens pour qui elle n’était pas une femme plus ou
moins brillante, mais la sœur susceptible, et ménagée, de
leur père ou de leur oncle. Il ne lui eut servi à rien de
chercher à briller vis-à-vis d’eux, à qui cela ne
pouvait donner le change sur le fort ou le faible de sa
situation, et qui mieux que personne connaissaient son
histoire et respectaient la race illustre dont elle était
issue. Mais surtout ils n’étaient plus pour elle qu’un
résidu mort qui ne fructifierait plus, ils ne lui feraient
pas connaître leurs nouveaux amis, partager leurs plaisirs.
Elle ne pouvait obtenir que leur présence ou la possibilité
de parler d’eux à sa réception de cinq heures
…”C’est quelqu’un de très mal”, me dit Mme de
Villeparisis avec l’accent vertueux des Guermantes même
les plus dépravés. “De très, très mal”, reprit-elle
en mettant trois t à très (CG)
Certes
ces deux hommes (M. de Norpois et le Dr. Cottard) ne se
connaissaient pas et ne se ressemblaient guère, mais les
lois psychologiques ont comme les lois physiques une
certaine généralité. Et, si les conditions nécessaires
sont les mêmes, un même regard éclaire des animaux
humains différents, comme un même ciel matinal des lieux
de la terre situés bien loin l’un de l’autre et qui ne
se sont jamais vus (CG) … Car les lois générales
qui règlent la perspective dans l’imagination s’appliquent
aussi bien aux ducs qu’aux autres hommes. Non seulement
les lois de l’imagination, mais celles du langage …
L’une veut qu’on s’exprime comme les gens de sa classe
mentale et non de sa caste d’origine … Un duc peut écrire
des romans d’épicier, même sur les mœurs du grand
monde, les parchemins n’étant là de nul secours, et l’épithète
d’aristocratique être méritée par les écrits d’un plébéien
… Une autre loi du langage est que de temps en temps,
comme font leur apparition et s’éloignent certaines
maladies dont on n’entend plus parler ensuite, il naît on
ne sait trop comment, soit spontanément, soit par un hasard
… des modes d’expression qu’on entend dans la même décade
dites par des gens qui ne se sont pas concertés pour cela (CG)
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