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Comme gâtées par la nullité de la vie mondaine,
l’intelligence et la sensibilité de Mme de Guermantes
étaient trop vacillantes pour que le dégoût ne succédât
pas assez vite chez elle à l’engouement … Les
variations de jugement de la duchesse n’épargnaient
personne, excepté son mari. Lui seul ne l’avait jamais
aimée; en lui elle avait senti toujours un caractère de
fer, indifférent aux caprices qu’elle avait, dédaigneux
de sa beauté, violent, d’une volonté à ne plier jamais
et sous la seule loi de laquelle les nerveux savent trouver
la calme (CG)
J’ai
entendu plus tard raconter que, même à un moment où il
joua un assez grand rôle à la Chambre et où on songeait
à lui pour un ministère ou une ambassade, il était, quand
un ami venait lui demander un service, infiniment plus
simple, jouait politiquement beaucoup moins au grand
personnage que tout autre qui n’eut pas été le duc de
Guermantes. Car s’il disait que la noblesse était peu de
chose, qu’il considérait ses collègues comme des égaux,
il n’en pensait pas un mot. Il recherchait, feignait d’estimer,
mais méprisait les situations politiques, et comme il
restait pour lui-même M. de Guermantes, elles ne mettaient
pas autour de sa personne cet empesé des grands emplois qui
rend d’autres inabordables. Et par-là, son orgueil
protégeait contre tout atteinte non pas seulement ses
façons d’une familiarité affichée, mais ce qu’il
pouvait avoir de simplicité véritable (CG)
Mais
l’erreur qu’elle commettait n’était que le type
excessif et desséché de tant d’erreurs plus légères,
mieux nuancées, involontaires ou voulues, qui accompagnent
notre nom dans la “fiche” que le monde établit
relativement à nous (CG)
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